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  • Strophes pour se souvenir - 3 avril

    Vous n’avez réclamé la gloire ni les larmes Ni l’orgue ni la prière aux agonisants Onze ans déjà que cela passe vite onze ans Vous vous étiez servis simplement de vos armes La mort n’éblouit pas les yeux des Partisans
    Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants L’affiche qui semblait une tache de sang Parce qu’à prononcer vos noms sont difficiles Y cherchait un effet de peur sur les passants
    Nul ne semblait vous voir français de préférence Les gens (...)

  • Liberté - 31 mars

    Sur mes cahiers d’écolier
    Sur mon pupitre et les arbres
    Sur le sable sur la neige
    J’écris ton nom
    Sur toutes les pages lues
    Sur toutes les pages blanches
    Pierre sang papier ou cendre
    J’écris ton nom
    Sur les images dorées
    Sur les armes des guerriers
    Sur la couronne des rois
    J’écris ton nom
    Sur la jungle et le désert
    Sur les nids sur les genêts
    Sur l’écho de mon enfance
    J’écris ton nom
    Sur les merveilles des nuits
    Sur le pain blanc des journées
    Sur les saisons (...)

  • Afrique - 27 mars

    Afrique mon Afrique
    Afrique des fiers guerriers dans les savanes ancestrales Afrique que chante ma grand-mère
    Au bord de son fleuve lointain
    Je ne t’ai jamais connue
    Mais mon regard est plein de ton sang
    Ton beau sang noir à travers les champs répandu
    Le sang de ta sueur
    La sueur de ton travail
    Le travail de l’esclavage
    L’ esclavage de tes enfants
    Afrique dis-moi Afrique
    Est-ce donc toi ce dos qui se courbe
    Et se couche sous le poids de l’humilité
    Ce dos tremblant à (...)

  • Le chêne et le roseau - 26 mars

    Le Chêne un jour dit au Roseau : "Vous avez bien sujet d’accuser la Nature ; Un Roitelet pour vous est un pesant fardeau. Le moindre vent, qui d’aventure Fait rider la face de l’eau, Vous oblige à baisser la tête : Cependant que mon front, au Caucase pareil, Non content d’arrêter les rayons du soleil, Brave l’effort de la tempête. Tout vous est Aquilon, tout me semble Zéphyr. Encor si vous naissiez à l’abri du feuillage Dont je couvre le voisinage, Vous n’auriez pas tant à souffrir : Je vous défendrais (...)

  • L’Albatros - 25 mars

    Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
    Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
    Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
    Le navire glissant sur les gouffres amers.
    A peine les ont-ils déposés sur les planches,
    Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
    Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
    Comme des avirons traîner à côté d’eux.
    Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
    Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid !
    L’un agace son bec avec un (...)

  • DEMAIN DÈS L’AUBE - 24 mars

    Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
    Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
    J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
    Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
    Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
    Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
    Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
    Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
    Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
    Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
    Et (...)

  • Le Buffet - 23 mars

    C’est un large buffet sculpté ; le chêne sombre,
    Très vieux, a pris cet air si bon des vieilles gens ;
    Le buffet est ouvert, et verse dans son ombre
    Comme un flot de vin vieux, des parfums engageants ;
    Tout plein, c’est un fouillis de vieilles vieilleries,
    De linges odorants et jaunes, de chiffons
    De femmes ou d’enfants, de dentelles flétries,
    De fichus de grand’mère où sont peints des griffons ;
    - C’est là qu’on trouverait les médaillons, les mèches
    De cheveux blancs ou blonds, les (...)

  • Défi lecture mythologie - Septembre 2018

    Dès la rentrée ...
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  • Rencontre avec Lasseine - Juin 2017

    Bonjour. Mon prénom est Pierre. Passionné de marche, j’ai décidé de faire une partie du GR2, un chemin de randonnée proche des Andelys. Je me stationne près de l’hôpital Saint Jacques, m’équipe de chaussures adéquates et pars seul. Le chemin commence à grimper. Au sommet, une superbe vue sur la Seine m’attend. Je découvre les boucles du fleuve qui serpentent entre les falaises crayeuses. C’est magnifique. Je me désaltère et poursuis mon chemin. Il descend, abruptement cette fois-ci. La paroi longe des (...)